Comment réaliser une clôture pour chevaux ? Réaliser une clôture pour chevaux efficace se décompose en deux étapes. On définit d’abord les différents choix techniques qui vont varier en fonction des critères suivants : le type de chevaux à garder, leur gabarit et leur tempérament . Ces derniers vont influencer la hauteur, le profil de la clôture et son caractère dissuasif. L’environnement conditionne quant à lui l’espacement entre piquets, le niveau de précision qui convient à la clôture ainsi que le niveau de sécurité à prévoir selon la proximité de routes passantes ou d’agglomérations. Enfin, le budget et l’esthétique attendue du projet sont les dernières variables qui entre en compte dans les choix techniques.

Une fois la solution technique définie, il est nécessaire de la mettre en œuvre. La tâche la plus physique et parfois la plus compliquée est sans aucun doute le plantage des piquets. Une clôture chevaux durable passe obligatoirement par un soin particulier apporté au plantage des poteaux de coins. Ces derniers sont la colonne vertébrale de la clôture chevaux. En fonction de la nature du sol, les poteaux sont plantés d’environ 1/3 de leur hauteur totale et seront, seulement si le sol l’oblige, scellés dans le béton en veillant à laisser le pied du poteau en dessous du béton pour le laisser ressuyer. Les poteaux de coin peuvent avantageusement être renforcés par des jambes de force. Entre ces poteaux sont généralement tendus des cadeaux pour réaliser un bon alignement des poteaux de ligne. Ces derniers sont installés avec un espacement régulier pour un résultat esthétique. La technique de plantage des poteaux dépend surtout de la nature du sol et du nombre de poteaux à planter. Les professionnels disposent d’outils spécialement conçus pour faire les trous et pour planter rapidement et bien verticalement chaque piquet. Les agriculteurs utilisent souvent le godet du tracteur pour enfoncer les piquets dans un sol meuble. Les amateurs se contentent plus souvent de la baramine et de la masse.

Les lices horizontales sont ensuite installées entre les poteaux. Cette opération est la plus rapide à réaliser mais nécessite des aides pour un positionnement correct des lices pour les clôtures bois. Dans le cas de clôtures électriques, les conducteurs seront positionnés sur isolateurs. Encore une fois, les isolateurs spécifiques des coins y seront employés pour encaisser la tension appliquée sur la clôture chevaux. Même si l’on opte pour une clôture bois, il est conseillé de la doubler d’une électrification pour que les chevaux la respectent, qu’ils ne se frottent pas dessus et ne la rongent.

Le dernier point important pour terminer une clôture chevaux est celui de la barrière d’entrée. Pour un parc isolé, on utilise une barrière physique robuste comme un portail bois ou une barrière galvanisée. On veillera à pouvoir y installer un cadenas pour se prévenir d’actes de malveillance. Les poteaux qui soutiennent le portail étant soumis à de fortes contraintes, on préfère toujours les sur dimensionner et choisir des sections carrées qui tiennent mieux en place. Les barrières électriques sont généralement installées pour fermer les parcs et paddocks à proximité des écuries. Pour sécuriser les manipulations des chevaux tenus d’une main tandis que l’autre tient la poignée isolante, on n’électrifie pas la porte côté charnière mais on amène l’électricité au niveau du connecteur sur lequel la poignée vient se fermer.

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