L’irrigation des sols équestres a deux objectifs : rendre se sable plus cohésif et coller la poussière.
De la plus simple à la plus élaborée, voici les différentes méthodes d’irrigation d’une carrière.

L’arrosage manuel.

Il a l’avantage d’être précis et économique en investissement et l’énorme inconvénient d’être ultra couteux en main d’œuvre et en pénibilité. A oublier !

L’arrosage avec tourniquets mobiles.

Imprécis, mal pratique, n’arrose pas aux endroits importants. Ne pas l’envisager, c’est un gain de temps ;

La tonne à eau

La tonne à eau est une solution qui reste économique mais demande du temps de travail et un certaine dextérité pour obtenir une bonne homogénéité. Elle est souvent retenue pour les carrières de grande largeur en alternative à des stations de pompage énormes alimentant des arroseurs surpuissants pour parvenir à couvrir la largeur

L’arroseur automoteur.

C’est une solution techniquement intéressante qui est pratique, fiable et simple d’utilisation. Elle apporte un arrosage assez homogène et ne réclame pas une grosse installation. Son principal défaut, c’est la lenteur. A réserver aux petites structures équestres qui peuvent se permettre d’immobiliser l’aire d’évolution pendant les temps que dure l’arrosage.

L’arrosage intégré

Qu’il utilise des canons ou des sprinklers en périphérie de la carrière, c’est un procédé le plus répandu. Pour qu’il soit efficace, il faut que la portée des arroseurs couvre approximativement la largeur de la carrière. Cela devient difficile pour plus de 30 m de large car les débits d’eau nécessaires demandent des surdimensionné l’ensemble du système (pompe, canalisations, arroseurs) et représente un montant d’investissement trop important.

  • L’avantage du système est qu’il est économe en main d’œuvre et programmable.
  • Les défauts de ce procédé est qu’il arrose de façon hétérogène donc peu économe en eau, qu’il arrose moins la piste qui est la zone la plus utilisée et qu’il bloque l’utilisation de la carrière pendant l’arrosage. Enfin, pour arroser des carrières larges, il nécessite des canons de grande dimension avec une station de pompage très puissante et des diamètres de canalisation importants et couteux.



La subirrigation : Le principe est de faire passer un réseau d’irrigation sous le sol en sable. Par capillarité, l’humidité remonte. Les avantages sont nombreux :

  • Homogénéité de l’humidité du sol
  • Economie d’eau. Seule la quantité nécessaire est apportée.
  • Carrière praticable pendant l’arrosage. Les cavaliers ne se rendent même pas compte que le sols est en train d’être arrosé.
  • Texture de sol constante car on peut réaliser plusieurs arrosage quotidiens.
  • Pas besoin d’une grosse station de pompage, il suffit d’augmenter la durée d’arrosage, ce qui n’a aucune influence sur le sol ou son utilisation.