L’été approchant, les « arrêtés sècheresse » interdisant l’arrosage des aires d’évolution équestres se multiplient à juste titre. L’eau est une ressource à préserver et d’un point de vue extérieur, arroser une étendue de sable pour y faire galoper des chevaux semble dérisoire à côté de la nécessité impérieuse d’arroser les végétaux qui composent notre alimentation. La recherche de toutes les solutions réduisant la consommation d’eau des sols équestres est donc non seulement écologique mais aussi économique. Deux approches permettent de réduire la consommation en eau d'un sol équestre : amender le sol avec un rétenteur d'humidité ou choisir un revêtement alternatif sans arrosage.

Amendements limitant l’arrosage :

  • Jusqu’à présent, tous les sols équestres étaient réalisés en sable. Or, un  sol équestre en sable a toujours besoin d'eau. Les sols équestres en sables grossiers sont utilisables secs mais ils génèrent alors beaucoup de poussière. Il faut donc…les arroser.
  • La texture des sols équestres modernes composés de sables fins ou de microsables résulte de l’interaction entre le sable et l’eau qui sert de liant. Ils demandent donc impérativement le maintien d’un certain degré d’humidité.
  • Pour réduire la consommation d’eau de ces sols, on procède à un amendement du sable. Cet amendement va avoir pour objectif de limiter l'évaporation et de conserver l'eau excédentaire fournie par l'arrosage ou par les pluies afin de repousser au maximum le prochain arrosage.

La première méthode consiste à utiliser des copeaux de géotextile qui vont se comporter comme de petites éponges dans le sol. Ils vont stocker l'eau pour la redistribuer au fur et à mesure que le sol sèche. On ajoute classiquement entre 1 et 3 kg de géotextile par m² que l'on incorpore à l'aide d'un rotovator ou d'un rotadairon sur les 10 cm supérieurs du sol. On pourra réaliser une économie d'eau qui peut atteindre 40 %.

L'autre solution consiste à ajouter un rétenteur d'humidité au sable. Il s’agit d’un copolymère d’origine organique se présentant sous la forme d'une poudre blanche, il est réparti sur le sol à la volée à hauteur de seulement 20 g/m² (une cuillère à soupe) puis mélangé sur les premiers cm du sol d’un coup de herse rapide. Sa capacité de rétention d’eau est très importante. En fonction du sable, il permet d'économiser entre 60 à 80 % d'eau. Comme il se dégrade avec les UV, on rechargera le sol environ tous les 3 à 4 ans en fonction du besoin.

Sols sans arrosage

Lors de la création d'un sol, on peut également opter pour l'Amortisol qui est un revêtement composé de feutre et ne nécessitant aucun arrosage. Ce sol souple est adapté à des nombreuses pratiques.

-       Il convient tout d’abord à l'instruction car il est souple et préserve ainsi les membres des chevaux et poneys de club toute en servant d’amortisseur confortable en cas de chute d’un cavalier peu expérimenté. Il contribue ainsi à apporter confiance aux débutants.

-       Il convient au dressage car il préserve durablement les membres des chevaux et leur apporte du rebond.

-       Il convient à l'entrainement à l'obstacle sur des hauteurs raisonnables et apporte notamment un excellent amorti en réception.

-       Il ne conviendra pas à la compétition de CSO à haut niveau car c’est un sol qui a peu de frappe et qui n’est donc pas générateur de performance.

Aujourd’hui, de nouvelles solutions techniques existent pour apporter des alternatives pertinentes à l’arrosage des sols équestres. Elles permettent d’aller passion équestre, économie et écologie.

EN SAVOIR PLUS SUR LE REVÊTEMENT DE SOL AMORTISOL

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