paddocks

Comment chiffrer un projet de stabilisation ?

Vous en avez marre de la boue et vous avez choisi de stabiliser les paddocks. Vous avez choisi d’héberger vos chevaux en groupe en écurie active ou tout simplement dans des parcs et vous devez lutter contre la dégradation des sols.
Les solutions de stabilisation vont varier en fonction de plusieurs paramètres comme le nombre de chevaux qui vont piétiner sur le sol et la nature du terrain existant. La question du budget est centrale et va en partie définir l’ampleur du projet et les dimensions de la surface stabilisée. Les solutions retenues pourront largement différer entre une structure professionnelle accueillant beaucoup de chevaux et un privé hébergeant un petit effectif.
Petit tour d’horizon des critères importants et des différents couts à prendre en compte pour faire un choix éclairé.

Stabilisation des sols

Nos solutions pour stabiliser vos paddocks

Dalle stabilisante

Robustesse et drainage

Budget : de 15 à 20 € HT/M2 selon l’épaisseur

Structure à la fois résistante et perméable. Elle est adaptée aux terrains horizontaux et en pente. On adaptera la hauteur de dalle à l’intensité d’utilisation (nombre de chevaux, type de zone à stabiliser, passage d’engins agricoles etc.). Une stabilisation préalable du sol sera indiquée en cas de terrain argileux et pour les utilisations intensives.

Dalle Heavy Drain

Haute résistance au curage mécanisé

Budget : 22 € HT/M2 (tarif dégressif en fonction de la quantité)

Son profil à fond perforé permet un drainage lent. Elle ne sera recouverte que de quelques cm de sable. Sa robustesse la rend idéale pour le curage mécanisé des zones les plus fréquentées par les chevaux. Dans ce cas, il faudra procéder à l’installation d’une fondation avec lit de sable pour un curage performant. Dans le cadre d’aménagements plus simples, sa grande portance permet une installation la plupart du temps sans fondation.

Quelle solution de stabilisation choisir ?

La contrainte exercée par les pieds d’un cheval sur le sol est dite de poinçonnement car la force appliquée est très localisée. C’est pourquoi les solutions de stabilisation à base de granulats compactés comme des cailloux ne conviennent jamais sur le long terme. En effet, la réalisation de chemins ou d’allées de ce type répond à des problématiques de roulement de véhicules, pas à du poinçonnement. C’est pourquoi la bonne réponse consiste à d’abord répartir l’effort sur plus de surface. C’est pour cette raison que l’emploi de dalles de stabilisation est la seule solution efficace sur le long terme.

Si la solution d’étaler des cailloux par terre peut sembler économique et fonctionnelle à court terme, elle ne donne jamais satisfaction à long terme donc il vaut mieux l’oublier.

Quelle fondation ?

La solidité de la fondation installée sous les dalles de stabilisation devra être proportionnée à la contrainte que la plateforme subira en terme de fréquentation d’une part et en rapport avec la portance intrinsèque du terrain naturel existant. Suivant les installations on pourra donc aller d’une fondation la plus simple qui consiste simplement à aplanir le terrain pour un budget de 3 à 4 €/m² et à y installer les dalles jusqu’à la fondation la plus robuste qui nécessite le décapage de la terre puis l’installation de plusieurs couches successives de cailloux et qui s’élève aux alentours de 20 à 22 €/m².

La fréquentation du paddock influence la stabilisation

Le niveau de résistance du sol de paddock stabilisé doit être conçu au regard de l’intensité d’utilisation. Pour une installation professionnelle accueillant en permanence un troupeau de 20 chevaux et plus, l’intensité du piétinement est maximale. Il est donc impératif de réaliser une fondation standard avec une portance minimum de 25 MPa (cahier des charges à fournir au terrassier) puis les dalles de stabilisation. Pour un paddock accueillant seulement 2 ou 3 chevaux chez un particulier, la sollicitation du sol est bien moins importante. Il est cependant risqué de conseiller de travailler sans fondation car le terrain est alors plus sensible à l’eau. Toutefois, si l’on souhaite faire quelques économies, il est toujours possible de replacer de temps en temps les quelques dalles qui auront bougé.

Le terrain naturel donne le ton

La sensibilité à l’eau et la portance du sol naturel conditionne la résistance du terrain. Les terrains sableux ou caillouteux sont les plus faciles car ils ne retiennent pas l’eau et n’ont pas besoin d’un apport de matériau substantiel lors de la réalisation. Un budget de préparation de 5 à 8 € suffira. A l’opposé, les terrains argileux sont particulièrement difficiles et nécessitent parfois l’installation d’un drainage en plus de la fondation. On est alors au budget maximum d’environ 20 €/m² avant installation les dalles.

Le choix de dalle en fonction de l’utilisation de l’espace

Les surfaces situées autour des postes de distribution de l’alimentation vont être rapidement jonchées de crottins, il faut donc anticiper le curage avec des dalles prévues à cet effet. Les dalles Heavy Drain sont actuellement le produit idéal sur le marché car elles supportent un curage mécanisé quotidien sans retentir les crottins dans les alvéoles. Prévoir un budget compris entre 18 et 21 € HT/m². On conseille d’équiper environ 10 m autour des râteliers pour récupérer le maximum des crottins générés par le groupe de chevaux. Pour les autres zones à stabiliser comme les zones de cheminements ou de roulade, on utilisera plutôt des dalles alvéolaires dont la capacité de drainage est plus importante et qui sont plus économiques puisque le tarif à prévoir est de l’ordre de 12 à 16 € HT/m².